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EN ATTENTE D'UN RENDEZ-VOUS AU CHG?

POURQUOI D’AUSSI LONGS DÉLAIS ?

Oui, au CHG d’Auch, les soins sont de bonnes qualités et des proches de plusieurs membres du comité actuellement hospitalisés, témoignent de leur satisfaction.

Est-ce pour cela que nous devons continuer notre travail de sentinelle et observer régulièrement le fonctionnement de l’hôpital?  Car s’il y a satisfaction quant aux soins, pour beaucoup il a fallu attendre un certain temps.

Nous avons voulu connaître ce que sont réellement les délais d’attente pour obtenir une consultation au Centre Hospitalier Général d’AUCH .

Nous avons effectué une enquête au cours de la première semaine du mois de juin, en voici le résultat :

Maternité : de 2 à 3 mois…

Chirurgie : 3 semaine s’il y a urgence…

Chirurgie orthopédique : 1mois et demi à 3 mois…

Rhumatologie : 2 mois et demi…

Neurologie : l’agenda n’est donné par le médecin qu’au dernier moment : fin mars pour mai, par exemple…

Cardiologie : 2 mois et demi…

Epreuve d’effort : 2 mois

EMG : 2 mois.

Pneumologie : 1 mois et demi…

Diabétologie : selon le médecin, 1 mois ou 2 mois et demi…

Néphrologie : de 15 jours à 2 mois selon le médecin…

Digestif : 2 mois…

IRM / Scanner : 10 à 15 jours dans le secteur privé de l’hôpital

1 mois et demi dans le secteur public de l’hôpital

Il s’agit là d’un constat à un instant « T ».Pour tenir compte des variations « saisonnières » nous renouvellerons le test à d’autres moments de l’année et nous en publierons naturellement les résultats. Remarquons toutefois que si la recherche de l’efficience est sans cesse rappelée comme moyen de « maîtrise » des coûts de l’HP, le raccourcissement des délais d’attente ne figure pas dans la liste des objectifs d’amélioration des conditions d’accueil des patients. On supprime les lits et les postes de personnel et puis après on voit ce que cela donne ! A chacun de se débrouiller avec ça !!!

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la psychiatrie en question.

« les débats du Comité Gersois pour le Développement et la Défense de l’Hôpital  Public. »

L’avenir de la psychiatrie : ils étaient 200 à Auch pour en débattre.

Le 22 juin dernier, 200 personnes sont venues débattre à l’initiative du Comité Gersois pour le Développement et la Défense de l’Hôpital Public de l’avenir de la psychiatrie en France. Olivier Labouret, psychiatre à l’hôpital public et Laurence Zanchetta, infirmière maladie mentale animaient le débat.

Il a fallu rajouter des chaises en dernière minute pour accueillir tout le public venu participer à ce débat. Est-ce à la suite des nombreux mouvements de protestation des personnels qui ont jalonné la vie du Centre Hospitalier Spécialisé d’Auch ces derniers mois et qui ont mis en lumière les difficultés de cet établissement à répondre au quotidien à l’ensemble à ses missions de service public, toujours est-il qu’il existe bien une sensibilité particulière aux questions de la psychiatrie dans notre département et une grande inquiétude.

Après la projection du film de Philippe Borrel «  un monde sans fous » qui ouvrait la soirée le débat s’est vite engagé sur le constat de la dérive sécuritaire de la psychiatrie actuelle et de la place grandissante de la chimie dans le traitement des affections qui ne relève plus de la maladie mentale mais de problèmes comportementaux, le tout dans un contexte de recherche d’économies à n’importe quel prix !

Le sort de l’établissement auscitain fut naturellement évoqué par les personnels nombreux à s’être déplacés.

On a pu ainsi apprendre que le recours aux lits de camp est fréquent pour accueillir des malades en surnombre et qui sont « hébergés » dans les couloirs de l’établissement.

Le sort fait à ses malades mentaux dit tout d’une société. Au cours du débat un constat revint sans cesse en force, celui de la régression!

« Si nous oublions la part d’humanité qui est dans la folie alors nous perdons notre humanité », cette phrase qui achève le film de P. Borrel dit bien la nature de l’inquiétude des participants au débat et c’est sans doute pourquoi la question du « que faire ? » emmailla nombre des propos tenus ce soir là ! Question à laquelle le Comité Gersois pour le Développement et la Défense de l’Hôpital Public entent bien contribuer à trouver quelques réponses dans les jours, les semaines et les mois à venir….une salle comble

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LECTOURE/FLEURANCE: AGIR ENSEMBLE ET VITE!

Lectoure Fleurance, une action nécessaire !

Lors de la réunion publique que nous avons organisée à Lectoure à propos de la situation des deux hôpitaux locaux après que la fusion ait été réalisée à l’initiative des élus des deux communes, nous avons souhaité rencontrer le Maire de Lectoure pour faire un point précis.

Un seul établissement pour les deux communes !

En effet, l’Agence Régionale de la Santé, nouvelle structure de tutelle remplaçant l’ancienne Agence régionale de l’Hospitalisation conformément à la loi dite « Bachelot », totalement oublieuse des engagements de la défunte ARH a annoncé son souhait de voir l’ensemble des services « médecine » et « long séjours » réunis au sein d’un seul établissement situé à Fleurance, dans le nom duquel le mot « hôpital » a disparu !!

Lectoure perdrait du même coup les deux services et la réalisation d’un nouvel établissement…

Nous continuons de penser que l’anticipation de la fusion constituait une façon de se soumettre au critère strictement comptable de la tutelle (l’ARS ne faisant que pousser jusqu’au bout la logique amorcée par l’ARH). Nous en mesurons aujourd’hui les conséquences !

Il y a grande urgence à agir !

L’urgence à nos yeux est maintenant de hausser le niveau de résistance à la mesure de ce qui est en train de se mettre en place.

C’est la raison pour laquelle nous avons adressé aux élus territoriaux une demande d’organisation d’une riposte publique concertée avec la population, les élus et l’ensemble des professionnels et personnels concernés.

Ce serait créer de terribles illusions que de laisser croire qu’une « négociation de salon » pourrait résoudre la question dans le respect des intérêts de la population en matière de santé !

Faire respecter les engagements pris !

L’Etat, par la voix de l’ARS doit respecter les engagements pris quant au maintien des établissements de soins au plus prés des populations, mais cela ne suffit pas, il faut moderniser l’ensemble des établissements.

Les objectifs de la loi « Bachelot » sont trop clairement identifiés pour penser que des petits arrangements sont possibles : Au nom des économies nécessaires à la survie du système il faut à court terme vider les hôpitaux locaux de leur fonction de proximité par la disparition des services de médecine au profit  de la mise en place d’EHPAD.

Le travail de dé tricotage du tissu local se fera petit à petit hôpital par hôpital évitant ainsi un affrontement  général.

Une mobilisation s’impose à l’échelle du Département car c’est à ce niveau que la désorganisation du système de santé s’opère !

A ce jour les élus n’ont toujours pas répondu à notre sollicitation !

Un projet alternatif s’impose !

Organiser la riposte, pour nous, c’est d’abord travailler à la définition d’un projet alternatif pour le département.

C’est ce qui permettra de ne pas rester sur la défensive au seul plan local, particulier. C’est aussi ce qui permettra de ne pas tomber dans le piège de la mise en concurrence des « territoires » organisée par la loi « Bachelot ».

Résister à l’entreprise de démantèlement du système c’est  convoquer les compétences nécessaires à l’évaluation des besoins de santé pour la population du Gers.

Cette connaissance est le seul moyen de lutter contre la gestion par application des ratios nationaux.

  • Il faut défendre l’idée de l’inégalité des territoires en tenant compte des spécificités des caractéristiques sanitaires et socio économiques de notre population.
  • Il faut développer le travail d’épidémiologie indispensable à la prospective et à la détermination des moyens à mobiliser pour garantir l’égal accès aux soins pour tous.
  • Il faut s’appuyer sur la connaissance du terrain acquise par les équipes qui font vivre les hôpitaux locaux au quotidien pour nourrir la réflexion au niveau du Département.
  • Il faut définir une capacité de soins quantitative et qualitative en regard de situations sanitaires et sociales concrètes, refuser la notion d’ « offre de soins » qui n’est qu’un avatar de la marchandisation de la santé et refuser la logique de « territoire » qui organise la concurrence entre les bassins de vie.

C’est à cela que nous voulons travailler pour défendre l’hôpital public aujourd’hui dans une perspective de modernisation et d’adaptation aux nouvelles donnes  de la vie actuelle et à venir.

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DES EXEMPLES D’INITIATIVES PRES DE CHEZ NOUS…

DES EXEMPLES D’INITIATIVES PRES DE CHEZ NOUS…

A l’initiative des comités de défense des hôpitaux de Lourdes, Tarbes et Bagnères, un groupe de travail regroupant les comités de défense, des partis politiques (NPA, PC, PS, PG, Les Verts-Europe-Ecologie, MODEM), des syndicats (CGT, SUD) et prochainement des médecins, vient de voir le jour et s’est réuni pour la première fois le mardi 8 juin.
En parallèle à ce travail qui permettra, n’en doutons pas, de proposer un projet alternatif au projet d’hôpital unique à Lanne, le comité de Lourdes s’est engagé dans une autre démarche : faire signer à Lourdes la « Charte de Lourdes » au responsables politiques voulant incarner une alternative à la politique actuelle de M. Sarkozy (NPA, GU, PC, M’PEP, PG, PS, Les Verts-Europe-écologie, PRG, MODEM).

Le temps des promesses sans lendemain est dépassé. Que les partis politiques s’engagent vraiment sur un autre choix de société, ou qu’ils affichent clairement leur rattachement à la politique libérale du gouvernement actuel, simple déclinaison nationale de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) prôné par l’OMC, le FMI, la banque mondiale et l’union européenne.

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LECTOURE/FLEURANCE, inquiétudes après la fusion!

LETTRE OUVERTE AUX ELU(E)S DE LECTOURE ET FLEURANCE.

Madame, Monsieur,

Ce mercredi 5 mai nous avons organisé à Lectoure une rencontre publique pour tenter de faire le point sur la situation des établissements hospitaliers Lectoure Fleurance depuis que leur fusion est effective.

Une cinquantaine d’habitants des deux communes et de personnels des deux établissements sont venus faire part de leur volonté de préserver la capacité de soins assurés  par la nouvelle entité.

En effet, nous avions été alertés à plusieurs reprises sur ce qui serait une remise en cause des engagements qui avait été pris par l’ARH vis-à-vis des  élus des deux communes quant au maintien des moyens de soins du secteur après la réorganisation.

Nous avions dit aux deux maires, que nous avions rencontrés alors, nos doutes sur la volonté réelle de l’autorité de tutelle de maintenir les moyens en l’état.

La fusion était présentée comme le moyen de recréer une unité  de lits de médecine et de SSR répartis sur les deux établissements, qui sans cela étaient remis en cause au nom des ratios en vigueur.

La logique de la loi « Bachelot » alors en débat indiquait plutôt une volonté de réduire l’ensemble des participations de l’Etat dans le domaine de la santé publique, imposant, de fait, aux établissements publics le « soin » de rechercher par eux-mêmes les ressources et les économies nécessaires à leur fonctionnement.

Cette logique est à l’œuvre.

Au cours de notre réunion de ce 5 mai le Sénateur Maire R. Val est intervenu et retraçant l’historique de la fusion, confirmait les craintes que nous avions exprimées, puisqu’il a indiqué que l’ARS, reniant les engagements pris par la défunte ARH, « suggère » avec une certaine insistance que les lits de médecine et de SSR constituant une entité administrative doivent logiquement constituer une unité opérationnelle.

La conséquence de cette suggestion aboutissant à regrouper physiquement les deux services sur Fleurance et ruinant tout espoir de réalisation d’un nouvel établissement sur Lectoure.

Cette « hypothèse » est inadmissible !

Les engagements pris doivent être respectés !

Le directeur de la nouvelle ARS se fait menaçant vis-à-vis de ceux qui ne se soumettraient pas à ces diktats. Si ces menaces traduisent fort bien le nouveau mode de gouvernance institué par la loi « Bachelot », elles indiquent fort bien également la crainte que peut inspirer à la tutelle l’hypothèse d’une intervention citoyenne.

La population ne peut tolérer que ses élus soient ainsi bafoués en étant exclus des décisions qui la concernent au plus haut point.

Nous pensons qu’aujourd’hui la priorité est d’organiser l’intervention citoyenne pour le maintien  et la répartition territoriale des moyens de la politique de santé publique.

Il est de la responsabilité des élus territoriaux du suffrage universel de construire cette mobilisation.

C’est à cette construction que nous appelons aujourd’hui et nous sommes décidés à y prendre toute notre place.

Tout le Département du Gers est concerné. Aujourd’hui Lectoure et Fleurance sont touchées, demain se sont tous les hôpitaux locaux qui seront visés de la même façon.

En défendant l’intégrité des moyens du nouvel établissement «Lectoure-Fleurance » c’est l’ensemble du dispositif gersois que nous défendrons. La pénurie de personnel, qui d’ailleurs n’est pas fortuite, ne doit pas servir d’alibi à l’affaiblissement de la capacité de soins du secteur.

Nous restons déterminés à prendre toute initiative publique nécessaire, indispensable  pour  défendre nos hôpitaux publics.

Pour le Comité le Président

Jean Claude Marx.

Auch le 05.05.10

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LE DEVENIR DE LA PSYCHIATRIE

Les débats publics du comité gersois pour la défense et le développement de l’hôpital public.

MARDI 22 JUIN Salle des Cordeliers à AUCH à 20h30

PROJECTION DU FILM: « un monde sans fous »

SUIVIE D’UN DEBAT

LE DEVENIR DE LA PSYCHIATRIE

avec Olivier LABOURET psychiatre

Laurence Zanchetta infirmière

UN MONDE SANS FOUS ?

Documentaire de Philippe Borrel

Production Cinétévé

La psychiatrie aujourd’hui : de l’accueil de la folie au conditionnement de la santé mentale

Chacun sait que la question de la folie est inscrite au cœur de la condition humaine, comme sa limite infranchissable.

Pourtant, notre société semble avoir oublié cette leçon d’humanité : individualisme, concurrence, performance, sont les maîtres-mots d’une culture post-moderne où la jouissance à tout prix aurait remplacé la conscience de ses limites, de sa propre part de folie…

Le système de soins psychiatriques, la politique de secteur hérités de l’après-guerre, qui avaient vocation à accueillir la folie, lui donner asile, semblent aujourd’hui dépassés : explosion de la souffrance dépressive et des nouvelles pathologies de la personnalité, appauvrissement des moyens humains et course à la rentabilité, essor des neurosciences qui réduisent la folie à une affaire de comportement, de sécurité, de cerveau voire de gènes…

La loi HPST réformant la psychiatrie publique, la réforme imminente des soins sans consentement, le tournant sécuritaire exigé par l’Etat libéral confirment cette dérive inquiétante : voilà le malade assimilé à un dangereux fauteur de « troubles » à enfermer à vie, bouc-émissaire bien commode pour dresser les consciences. Et voilà la masse des gens « normaux » sommée de se soumettre à « la nouvelle raison du monde ».

La psychiatrie traite désormais de la délinquance, de la déviance, et finalement de toutes les défaillances…. Ce ne sont plus des maladies précises qui sont visées, mais la « santé mentale » de tous. Ainsi la souffrance au travail qui explose de toute part, en rapport avec une précarisation et un mode de management comportementaliste implacables, se voit-elle réduite magiquement à une simple vulnérabilité individuelle !

Gardienne de l’ordre moral, police des mœurs sociales, experte en bon comportement : la psychiatrie aurait-elle désormais pour véritable mission de sélectionner les bons travailleurs, les citoyens conformes, à même d’assurer le fonctionnement de la machine économique nationale et mondiale ?

Un monde sans fous, et la terre peut continuer à tourner…

Pour faire vivre ce débat :

Olivier LABOURET psychiatre en hôpital public

Laurence ZANCHETTA infirmière en santé mentale.

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UNE PETITION DE « SANTE SOLIDAIRE »

Nos ami(e)s de Ensemble pour une Santé Solidaire (http://ensemblepourunesantesolidaire.fr) proposent une enquête intéressante

Merci de la remplir et de leur retourner.


https://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dEpGNmRfamxOOHhYUE1LTFJOZmIwcGc6MA

Pour tout problème contactez Bruno Pascal Chbrunopasc@aol.com

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Fleurance-Lectoure: une union menacée!

Les menaces se précisent autour de la fusion des hôpitaux des deux communes. Cette fusion nous a été présentée comme le meilleurs rempart contre les menaces, alors potentielles, contenues dans ce qui n’était encore qu’un projet, la Loi Bachelot.

Nous avions rencontré les élus des deux communes pour leur exprimer nos doutes et nos craintes sur les conséquences de cette anticipation.

C’était, en effet, faire peu de cas du sens profond, du cœur  même, de la loi Bachelot qui consiste, entre autre, à regrouper les établissements hospitaliers au nom de l’efficacité de gestion et aboutir à une réduction considérable des financements de l’Etat.

Lors de sa prise de fonction le directeur de la nouvelle Agence Régionale de la Santé a été très clair face aux directeurs des hôpitaux du Gers quand il leur a précisé que désormais il était inutile de venir demander de l’argent à l’Etat, c’est à eux désormais de le trouver par leur propre moyen…

Nous sommes face à un « dé tricotage » programmé du tissu hospitalier départemental. C’est cet ensemble que nous devons protéger parce qu’il correspond aux spécificités sanitaires et sociales du Gers.

C’est donc bien d’un point de vue départemental qu’il convient de penser la structure  sanitaire dans son développement.

C’est pourquoi nous demandons aux élus territoriaux de construire une initiative publique de mobilisation pour imposer aux représentants de l’État la prise en compte des spécificités départementales dans la modernisation de la structure hospitalière du Gers.

Lettre ouverte aux élus de Lectoure et Fleurance.

Auch le 5.05.2010.

Ce mercredi 5 mai nous avons organisé à Lectoure une rencontre publique pour tenter de faire le point sur la situation des établissements hospitaliers Lectoure Fleurance depuis que leur fusion est effective.

Une cinquantaine d’habitants des deux communes et de personnels des deux établissements sont venus faire part de leur volonté de préserver la capacité de soins assurés  par la nouvelle entité.

En effet, nous avions été alertés à plusieurs reprises sur ce qui serait une remise en cause des engagements qui avait été pris par l’ARH vis-à-vis des  élus des deux communes quant au maintien des moyens de soins du secteur après la réorganisation.

Nous avions dit aux deux maires, que nous avions rencontrés alors, nos doutes sur la volonté réelle de l’autorité de tutelle de maintenir les moyens en l’état.

La fusion était présentée comme le moyen de recréer une unité  de lits de médecine et de SSR répartis sur les deux établissements, qui sans cela étaient remis en cause au nom des ratios en vigueur.

La logique de la loi « Bachelot » alors en débat indiquait plutôt une volonté de réduire l’ensemble des participations de l’Etat dans le domaine de la santé publique, imposant, de fait, aux établissements publics le « soin » de rechercher par eux-mêmes les ressources et les économies nécessaires à leur fonctionnement.

Cette logique est à l’œuvre.

Au cours de notre réunion de ce 5 mai le Sénateur Maire R. Val est intervenu et retraçant l’historique de la fusion, confirmait les craintes que nous avions exprimées, puisqu’il a indiqué que l’ARS, reniant les engagements pris par la défunte ARH, « suggère » avec une certaine insistance que les lits de médecine et de SSR constituant une entité administrative doivent logiquement constituer une unité opérationnelle.

La conséquence de cette suggestion aboutissant à regrouper physiquement les deux services sur Fleurance et ruinant tout espoir de réalisation d’un nouvel établissement sur Lectoure.

Cette « hypothèse » est inadmissible !

Les engagements pris doivent être respectés !

Le directeur de la nouvelle ARS se fait menaçant vis-à-vis de ceux qui ne se soumettraient pas à ces diktats. Si ces menaces traduisent fort bien le nouveau mode de gouvernance institué par la loi « Bachelot », elles indiquent fort bien également la crainte que peut inspirer à la tutelle l’hypothèse d’une intervention citoyenne.

La population ne peut tolérer que ses élus soient ainsi bafoués en étant exclus des décisions qui la concernent au plus haut point.

Nous pensons qu’aujourd’hui la priorité est d’organiser l’intervention citoyenne pour le maintien  et la répartition territoriale des moyens de la politique de santé publique.

Il est de la responsabilité des élus territoriaux du suffrage universel de construire cette mobilisation.

C’est à cette construction que nous appelons aujourd’hui et nous sommes décidés à y prendre toute notre place.

Tout le Département du Gers est concerné. Aujourd’hui Lectoure et Fleurance sont touchées, demain se sont tous les hôpitaux locaux qui seront visés de la même façon.

En défendant l’intégrité des moyens du nouvel établissement «Lectoure-Fleurance » c’est l’ensemble du dispositif gersois que nous défendrons. La pénurie de personnel, qui d’ailleurs n’est pas fortuite, ne doit pas servir d’alibi à l’affaiblissement de la capacité de soins du secteur.

Nous restons déterminés à prendre toute initiative publique nécessaire, indispensable  pour  défendre nos hôpitaux publics.

Pour le Comité le Président

Jean Claude Marx.

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en débat à Lombez…

Vendredi 5 Mars  à Lombez ce sont  une quarantaine de personnes qui sont venues débattre avec nous sur l’avenir du système de santé en France.

À l’invitation de l’association « Lombez une passion citoyenne » notre comité représenté par son bureau assurait le débat.

Après que Jean Claude Marx ait présenté les effets attendus de la loi dite « Loi Bachelot » autrement appelée « Loi Hôpital Patients Territoire Santé » un débat riche et parfois très animé s’est poursuivi jusque tard dans la soirée.

De nombreux thèmes ont été abordés et la présence de quelques médecins dans l’assistance faisant état de leur expérience concrète du terrain local à permis que la question de l’égalité ou plus précisément l’inégalité  croissante d’accès aux soins fasse l’objet d’un échange particulièrement documenté.

Le sort à venir de l’hôpital de Lombez pour lequel « on » parle avec beaucoup d’insistance d’un projet de fusion avec l’hôpital de Gimont fut très discuté.

De nombreux participants ont exprimé leur détermination à ne pas laisser piétiner des années de lutte pour l’existence de cet hôpital sans diminution de capacité de soins par une décision fondée sur des considérations comptables.

A l’issue de la rencontre une dizaine de participants ont adhérer au comité.

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le comité en réunion publique…

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